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Carlton : «Quand j'ai vu arriver Dominique Strauss-Kahn, je me suis dit, c'est le Minotaure»

  • David Lepidi
  • 15 juil. 2024
  • 2 min de lecture

Lundi, c'était au tour des avocats représentant les parties civiles de plaider, en présence des sept prévenus dans l'affaire de proxénétisme jugée à Lille.


Ils sont tous revenus, suivant peut-être les conseils avisés de leurs avocats. Lundi, les sept principaux prévenus du procès du Carlton se sont alignés sur deux rangées de sièges, pour écouter plaider les représentants de la partie civile devant le tribunal correctionnel de Lille. Au premier rang, costume sombre, jambes étendues, bras croisés, Dominique Strauss-Kahn a les yeux fermés. Dort-il ? Ses yeux s’ouvrent quand le ton de l’orateur monte.

L'après-midi, son cas a été longuement évoqué. Notamment par David Lepidi, avocat de l'association Equipes d'action contre le proxénétisme (EACP). Martelant d'un côté que Dominique Strauss-Kahn «savait parfaitement» que les recrues féminines des partouzes étaient des prostituées, il a, d'un autre côté, voulu admettre que la preuve formelle de cette connaissance n'était pas apportée. «C'est la raison pour laquelle Equipes d'action contre le proxénétisme a décidé de retirer sa constitution de partie civile contre M. Strauss-Kahn», a conclu l'avocat. Si vraiment DSK croyait être en présence de «libertines», comme il l'a toujours affirmé, il ne peut donc être considéré comme proxénète, c'est tout l'enjeu du dossier.

Cet exercice d'équilibrisme judiciaire (nous sommes sûrs qu'il savait mais ne pouvons pas le prouver) semble dicté par l'anticipation de ce que devraient être, ce mardi, les réquisitions du parquet. Sur ce point, Gilles Maton, avocat des quatre anciennes prostituées parties civiles, a été plus explicite. Rappelant que, durant l'instruction, le ministère public avait réclamé un non-lieu pour Dominique Strauss-Kahn. Et ajoutant : «Nous pensons comprendre que ce sera aussi le sens des réquisitions orales. Nous ne serons donc pas plus royalistes que le roi.» Plaidant en alternance avec lui, son associé Gérald Laporte a précisé : «Il peut y avoir à l'encontre de certains prévenus une absence d'éléments telle qu'aucun compte ne pourra leur être demandé.» Ajoutant et insistant, pour les quatre femmes qu'il représente : «Elles ne sont pas venues crier vengeance.»


 
 

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